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lundi 19 décembre 2011

Musée des lettres et des manuscrits de Paris


Les Parisiens qui connaissent ce petit bijou au cœur du Quartier Latin, au 222 du boulevard Saint-Germain, ne sont pas aussi nombreux qu’on le voudrait. Et pourtant, le Musée des lettres et des manuscrits organise souvent des expositions temporaires de haut niveau : cet été c’était autour des Lettres des peintres, alors qu'actuellement on expose Les messages secrets du Général de Gaulle. De plus, on y trouve une très riche collection permanente d'écrits sortant directement des mains des grandes noms de l’histoire, de la littérature, des beaux arts, de la science et de la musique.
La visite ferait la joie de tous ceux qui s'intéressent à l'écriture en tant qu'instrument de communication et aux manuscrits comme expression immédiate de la pensée humaine et de la connaissance historique. Un double intérêt donc, documentaire d'une part et purement graphique de l'autre, pousserait ceux qui n’habitent pas loin de Paris à un petit déplacement ...
La visite virtuelle mérite, elle aussi, un petit clic pour se faire une idée du patrimoine conservé par ce musée ou pour revoir plus attentivement certaines pièces. La présentation des objets exposés est particulièrement claire et élégante, ce qui rend le voyage entre écrits et écritures vraiment agréable : l’organisation thématique par petits lots homogènes avec des zooms sur des personnages majeurs ou, en tout cas, mieux représentés dans l’ensemble muséal, est la plus logique dans un cadre aussi riche et varié. Les manuscrits se découpent et s’affichent à l’écran dans une architecture de site simple, mais justement pour cela gratifiante pour l’œil : on trouvera un petit résumé du contenu du document à droite et le texte lui-même à gauche. Le recours à la loupe à trois niveaux d’agrandissement donne aux textes-images une dimension nouvelle et nous permet d’en apprécier des détails sur lesquels une vue sans support numérique serait peut-être passée trop rapidement.
Enfin, le mieux ne serait-il pas de se laisser conduire par les traits des crayons et des plumes, en vrai ou en restant à la maison, et d'ainsi trouver, ou retrouver, l'envie de faire couler de l’encre sur une feuille de beau papier ? 


samedi 23 avril 2011

Hugo Pratt e Corto Maltese a Parigi

Aujourd’hui j’avais un rendez-vous à ne pas manquer à la Pinacothèque de Paris, 28 Place de la Madeleine : l’exposition Le Voyage imaginaire d'Hugo Pratt (17 mars - 21 août 2011).  

Ouverture : inutile chiedersi se un disegnatore di fumetti-illustratore possa essere considerato un artista come gli altri, direi di lasciare queste pedanti questioni agli accademici e far parlare l’autore. Quando gli si chiedeva: « Vous qui avez tant voyagé, en quoi vous sentez vous encore vénitien ? » lui rispondeva : « Je fait confiance à l’eau ». Navighiamo allora.  

Un’esposizione non enorme, in un’ora e mezza la si può gustare appieno. Un piacevole viaggio nel mondo di Pratt, quel mondo fantastico che non ha mai voluto abbandonare:
« Je me trouve bien dans ce monde infantile, je n’ai pas envie de sortir ».

Linee espositive chiare e facili da seguire: un video e poi testo (non troppo per fortuna!) a commento e guida di acquerelli e tavole ad inchiostro, la serie completa di Una ballata del mare salato.
Corto : non solo Hugo, ma una sintesi di storie e di personaggi reali, letterari e cinematografici, navigatore romantico in uniforme della marina mercantile, senza nessun dubbio uno dei maschi più notevoli mai disegnati.
Hugo : viaggiatore avido, alla ricerca della perfezione della linea, nel deserto tra le dune, sul fronte tra i soldati, nelle isole del Pacifico, la linea dell’orizzonte, la più perfetta e difficile da riprodurre.
« Pour moi le dessin est une sorte de calligraphie, est une sorte d’écriture, une écriture avec d’autres moyens »

Cose notevoli: le tavole ad acquerello-inchiostro cinese per La giovinezza - alti colli neri che si stagliano contro soli rossi - e senza dubbio l’omaggio a Paolo Conte, 1982, acquarello ed inchiostro cinese: eccezionale trionfo di culi, bocche, occhi e femminilità.
La sala migliore? Credo quella dedicata alle donne di Corto: Louise Brooks, Pandora, Hypazia, Bocca Dorata. Corto prende quasi tutta la scena, ma  c’è anche spazio per gli indiani di Wheeling. E poi ci sono vari inediti ed alcuni disegni per gli amici, uno per la mamma, presenza esoterica e calda.  

Insomma vale la pena di farlo questo salto nelle linee di Pratt ed alla fine uscire senza un fumetto sembra quasi un sacrilegio!

vendredi 15 avril 2011

Japon royaume des personnages

Débarquée à Paris ! 

Appartement très mignon à deux pas de la tour Eiffel, quartier plein de tout ce qu’un être humain peut penser d’acheter au XXIème siècle. Pas loin du monument symbole de la ville, s’ouvrent les portes de la Maison de la culture du Japon à Paris ; au deuxième étage de cette planète silencieuse et transparente du 7 avril au 21 mai on peut visiter gratuitement l’exposition « Japon, Royaume des personnages ». 

Pendat une petite heure on plonge dans un coin pas trop perdu de la mémoire de plusieurs générations. Dans des couloirs phosphorescents, face à Astro Boy, Mazinger Z, Galaxy Express 999 et Hello Kitty, en se revoyant enfant on se sent aussi un peu vieux. La phrase qui ouvre l’exposition « L’histoire du Japon peut se comparer à l’histoire de l’amour des Japonais pour ses personnages » me fait penser : dans quelle mesure ces personnages sont restés dans nos vies occidentales? On m’a dit parfois « Toi t’es vraiment un dessin animé ! », alors je me pose sérieusement cette question et je trouve que de temps en temps la vie du dessin animé ne me déplaît pas, surtout quand j’arrive à faire évoluer mon personnage.   
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