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samedi 8 juin 2013

LIFE


Revenir à la vie. Par les signes semés partout, par les chemins sur lesquels on s'engage par hasard, par les visages des gens qu'on ne rencontre qu'une fois, n'importe où, n'importe comment, ce qui est important est que le printemps est revenu.
La photo a étè prise dans la rue des Templiers, un joli coin de Lyon à côté du marché du quai Saint Antoine.  
De la mousse sur un mur rose : un mot et un symbole. Rien de plus.
L'art ne vit pas que dans les musées, il se cache dans les petits coins, dans les détails. Et parfois c'est bien agréable de le découvrir et de le figer dans une image, dans un souvenir.


jeudi 1 novembre 2012

GRAFFS TOULOUSAINS

VU POUR VOUS ...
Peu d'envie d'écrire ce mois, je vous laisse donc faire une promenade virtuelle dans la rue Gramat, la galerie d'art urbain la plus surprenante et originale de Toulouse.
Après, si vous n'êtes pas satisfaits de mes modestes photos, il y a des professionnels qui ont fait mieux ! Jump to : LE MONDE DE MACEWANS  
Et encore ... un beau reportage : GRAFFITI - l'exemple toulousain
 




jeudi 25 octobre 2012

Nouvelle page


DIGIGRAMMATA s'enrichit d'une page "recettes" qui, comme les autres, avancera très doucement.
On se rend parfaitement compte que tout le monde met des recettes sur les blogs, c’est une tentation trop forte, tôt ou tard on y tombe tous. On reconnait donc à une telle initiative un degré d'originalité nul, MAIS nous, évidemment, on va faire mieux que les autres (la rhétorique impose de commencer comme ça dans ces cas). Disons qu'on va s'ajouter à la masse sans se confondre. C'est un peu snob comme propos, mais c'est un bon propos.

Ingrédients de base

De la tradition = recettes avec une longue histoire ou testées plusieurs fois => on va éviter de mettre en ligne le mélange délicieux qui nous est sorti un jour par hasard quand une larme tombée dans l'assiette a donné un goût particulier au plat.
Une pincée de sel = des recettes agréables à lire => on ne comprend pas pourquoi une recette doit être une liste anonyme d'ingrédients et une succession fade de taches à accomplir, comme si on était des robots de cuisine.
Un peu de piment = du dialecte, des mots éloquents et des métaphores expressives quand il le faut ; des liens à d'autres blogs et sites utiles qui peuplent cette toile bordélique et indisciplinée !

Cette page est pensée aussi pour tous ceux qui viennent manger à la maison et qui disent: « Mmmmmmm, c'est bon ça, tu le fais comment? Tu me passes la recette? » Réponse : « Oui, bien sûr, je te l'écris et je te la file demain ». Et puis demain devient un jour et souvent un jour devient jamais.
Donc voilà let’s get it started : chapitre 1. PANZEROTTI !

mardi 4 septembre 2012

Libres associations sur le thème de la solitude

De retour de Berlin. Visite de la Bauhaus

Guillermo Del Toro - El labirinto del fauno - 2006
Herbert Bayer - Lonely metropolitan - 1932
Si on a vu le film l'association se fait toute seule et j'avoue que je ne suis pas la première à la proposer sur le web. D'autres y avaient déjà pensé, voir par exemple les billets dans les blogs  Updates, lives et Wearing This, Thinking that.
Ce qui pourrait pousser la réflexion un peu plus loin est le rendu du sujet commun aux deux images qui est, manifestement, la solitude, du monstre d'un côté, de l'homme métropolitain (qui reste quand même un autre genre de monstre) de l'autre.
D'ailleurs, il semble que les yeux de Bayer soient différents. Pourrait-on y voir la représentation d'un pragmatisme qui conduit à l'aliénation et qui sépare les regards des êtres humains ? Cela me semble l'explication la plus immédiate, mais il y aura certainement d'autres possibles "points de vue" !

Sur le symbole panculturel de l'oeil dans la main, qu'on trouve à des endroits différents et à toutes les époques => riche galérie d'images disponible dans une page spécialement consacrée à ce sujet : eyeinhand

dimanche 29 avril 2012

« Moi, c’est moi et toi, tais toi »


BONJOUR, BONJOUR! La journée commence bien …
Les morts se lèvent de l'enfer pour nous offrir des cadeaux, mais surtout (et heureusement!) les vivants n'arrêtent pas de faire fonctionner leur beau cerveau pour nous faire goûter la joie des « mots tragicomiques ».
Les cadeaux de ces matin je les ai tous trouvés sur MEDIAPART
Quant au morts, je dis donc un grand merci à Kadhafi, et vous aurez le plaisir de comprendre pourquoi en lisant la presse.
Quant au vivants, je remercie Leslie Kaplan, auteur de ce petit morceau absolument génial, où elle a pratiquement tout dit à propos de ce phénomène inquiétant de pollution mentale qui est la vague bleue-Marine. 
Je vous laisse donc à la lecture de ce précieux exercice littéraire d’imagination intitulé "Marine Le Pen m'a dit", dont je ne citerai que l'une des phrases les plus remarquables : 
Prenez le mot vache, eh bien c’est clair vous dites vache, v, a, c, h, e, va, che, va, che, vache, vous voyez une vache. Mais si vous prenez le mot cow, vous ne voyez rien du tout ...
Bien sûr ! Tout le monde sait bien que la langue française est la seule qui ne soit pas un produit social, mais un ensemble de signes dictés directement par dieu. Donc voilà pourquoi Saussure était un nerd suisse qui n'avait rien compris dans toute sa vie et voilà pourquoi cow (comme mucca ou vaca d'ailleurs) est  un signe arbitraire et vache, par contre, ne peut être que ça : 

mercredi 14 mars 2012

ACTA : à quand les funérailles ?

Pour contenir les reproches de manque de transparence soulevés dans l’histoire de ce traité, le Parlement européen a réalisé une infographie assez claire sur la procédure de ratification d’ACTA (fr. ACAC = Accord commercial anti-contrefaçon). Dans les dernières semaines, ACTA a été à la une des réunions de la commission INTA (Committee on International Trade) chargée de rédiger un avis à transmettre au Parlement par son rapporteur. 
Suite aux critiques et aux préoccupations exprimées lors d’un récent workshop public sur ACTA et suite aux manifestations nombreuses des citoyens européens, le commissaire Karel de Gucht a demandé de saisir la CJUE (Cour de justice de l'Union européenne). Pour plus d’informations il est utile de lire l’article paru dernièrement sur le site de La Quadrature du net
Cette demande a été interprétée par certains des opposants d’ACTA comme une victoire (voir par ex. l’article publié sur le site du groupe des Verts) et elle représente en effet un résultat assez positif, quoique non résolutif. La remise d’ACTA à la Cour de Justice serait en fait « un enterrement soft », comme l’ont défini les membres de La Quadrature du net, mais surtout elle pourrait n’être qu’une stratégie de gain de temps de la part des pro-ACTA. 
On a donc toute raison d’être satisfaits, mais il faut rester vigilants et surtout ne pas arrêter l’action et la mobilisation. 
On parle beaucoup d’ACTA dans le cadre d’internet et du piratage, alors que ce traité est beaucoup plus large et complexe, trop large et trop complexe pourrait-on dire. Défini comme Accord commercial anti-contrefaçon, il s’applique à tous les droits d’auteur dans le monde réel comme dans le monde numérique. La vie et les droits fondamentaux des hommes en matière de communication, usage d’internet, culture, santé et agriculture ont en fait été mis à mijoter dans un grand chaudron. On pourrait donc se demander pourquoi on a voulu mêler dans un même accord des questions manifestement très différentes qui auraient nécessité un traitement séparé. Il faut savoir que (Google par exemple vient de réaliser un exploit magistral par ses nouvelles règles de confidentialité, mais on y reviendra …) quand on souhaite étouffer des libertés ou contourner des droits fondamentaux, on s’emploie à mélanger, confondre, réduire à un dénominateur commun des éléments hétérogènes. Dans le cas d’ACTA il est question de contrefaçon. Puis, pour compléter l’envoûtement avec une pincée d’hypocrisie, on chante un hymne à la transparence et à l’exigence de simplicité !
Les avis des experts et de plusieurs eurodéputés ainsi que les articles circulant dans la presse et sur le net ont souligné un manque de transparence assez gênant pendant les négociations autour d’ACTA, dont ont a marqué par ailleurs la formulation peu précise et parfois ambigüe. Différentes voix semblent s’accorder sur le fait qu’on aurait préparé, on ne dit pas en secret, mais sans faire trop de bruit, un plat trop riche, trop lourd et peu raffiné, au seul but de satisfaire à la voracité des grands lobbies des brevets et de l’industrie. 
À bien lire le document publié par l’Union européenne : « 10 mythes sur l’ACAC » (http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2012/february/tradoc_149112.pdf), on n’aurait absolument rien à craindre et les soucis qui sont à la base de la protestation citoyenne seraient vides de sens. Il est vrai que de fausses croyances se sont répercutées dans le réseau internet, notamment le fait qu’ACTA comporterait une « réponse graduée en trois temps » contre le téléchargement illégal sur le model d’Hadopi. Mais on ne peut pas croire qu’une mobilisation telle qu’on l’a vue dans les mois derniers s’appuie sur rien et surtout que les études très complets et solides qui ont été réalisées à la demande du groupe des écologistes européens soient des fausses analyses politisées. 
Voici les liens à ces études : 
La Cour de justice, si elle est effectivement saisie, prendra tout le temps qu’il lui faudra pour se prononcer et il est bien possible qu’elle rejette le texte tel qu’il se présente. Mais ce qui est redoutable est qu’elle aurait dû être interpelée bien avant et non pas à la suite de la contestation des citoyens. On peut au moins se réjouir du fait qu’heureusement le droit d’opinion et d’expression est encore un peu plus important que le droit d’auteur !

dimanche 26 février 2012

Elles - Juliette et les autres

Quelqu’un a dit qu’il n’y a pas assez de français dans ce blog. On va tout de suite remédier, mais sans se faire relire, donc attention aux italianismes !  


Elles, le film de Malgorzata Szumowska sorti en France le 1er février, n’a pas collectionné des bonnes critiques. On s’attendait à toute autre chose donc, comme d’habitude, on a fait le procès au résultat imaginé et non pas au produit réel. Par contre, si on le regarde la tête vide de fausses attentes, Elles ne nous laisse pas trop déçus. Il n’est pas un film féministe, mais plutôt un film qui parle de femmes, il n’est pas non plus une enquête sur les étudiantes prostituées, mais un œil ouvert sur des vies et des métiers. Bref, la réalisatrice n’a pas voulu tourner un documentaire sur la prostitution estudiantine, mais une pellicule sur la frustration féminine. Elles nous met devant la frustration d’être femmes dans un monde où on a pas le droit de l’être sans compromis et sans masques, puisque on nous demande (impose?) de jouer les mères ou bien les putes. « Quel est le pire dans tout ça? » « C'est de mentir, mentir tout le temps » répond la jeune prostituée à la dernière question de la journaliste. Le pire dans toute condition est donc le mensonge. 
L’affiche reflète le poids différent des rôles : une grande Juliette au centre et à côté d'elle deux jeunes filles qui ne sont pas mal caractèrisées, mais qui restent "encadrées" dans leur espace. 
C’était presque inévitable : Binoche prend toute la place. Noircie et alourdie par la vie de la mère de famille bourgeoise, elle est absolument parfaite et parfaitement défaite. 
Se montrer comme un wreck : il faut le faire !                                                
Et puis, rarité absolue, on voit une scène de masturbation féminine qui n’a pas le but de séduire et d’exciter. Est-ce qu'il y en a d’autres ailleurs ?  



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